Le SNIA-IPR s’alarme de l’exemption accordée à l’enseignement privé sous contrat dans le cadre du Plan Brisons le silence.

Lancé en mars 2025 par Elisabeth Borne, le pilier 2 du plan Brisons le silence attendait encore la publication du décret permettant le recueil de questionnaires visant à identifier des faits ou situations de violences (morales, physiques, sexuelles).

Dans un mail envoyé le 1er juin, le ministère indique que la passation des questionnaires [destinés à recueillir au moins deux fois par an la parole des jeunes] est « obligatoire dans les écoles élémentaires, les collèges et lycées publics », mais elle reste facultative pour les écoles et établissements privés sous contrat.

Le SNIA-IPR ne peut se satisfaire de cette consigne ministérielle qui accorde à nouveau un traitement privilégié et dérogatoire pour l’enseignement privé sous contrat.

Pour le SNIA-IPR, le caractère propre de ces établissements ne saurait concerner les plans nationaux de prévention des violences : les mesures prévues dans le cadre de ces plans doivent s’appliquer pleinement au privé sous contrat, sans exception ni dérogation d’aucune sorte.

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