Le déclassement indiciaire des IA-IPR par rapport à leurs corps de recrutement (agrégés, IEN, Personnels de direction), initié en 2016 et qui s’est accéléré en 2022, constitue un déni de « logique reconventionnelle » qui, dans la Fonction Publique, veut que tout corps de promotion bénéficie d’un différentiel indiciaire suffisant, supérieur à 200 points d’indice environ, avec ses corps de recrutement.

L’ampleur du déclassement indiciaire des IA-IPR depuis 10 ans est détaillée dans la note Evolution comparée de l’indice sommital.

Le déclassement indiciaire des IA-IPR a directement conduit à la chute vertigineuse de l’attractivité du corps des IA-IPR depuis plusieurs années (voir article Bilan concours IA-IPR 2026 ).

Aujourd’hui, selon l’enquête nationale Baromètre UNSA-Education 2026, 58% des IA-IPR déconseillent d’exercer leur métier et 82% ont une charge excessive de travail avec des délais de réalisation trop courts.

Or, bien que la Commission de l’Assemblée nationale recommande de revaloriser le corps des IA-IPR (et lui seulement), et bien que le Ministre reconnaisse enfin que la revalorisation des IA-IPR est « logique, légitime et coûte peu », le Ministre oublie (encore) les IA-IPR en annonçant vouloir octroyer aux IEN la linéarisation de leur échelon spécial B-BIS.

Le SNIA-IPR a demandé au Ministre de ne plus confondre les acteurs et, soutenu par le SIEN-UNSA syndicat majoritaire des IEN, de ne pas oublier la juste et nécessaire revalorisation des IA-IPR, qu’il sollicite fortement sur les nombreuses nouveautés du collège et du lycée – sauf à prendre le risque de leur désengagement silencieux qui serait préjudiciable au système éducatif.

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