Bien que les analyses du SNIA-IPR soient enfin validées, le Ministre annonce – une fois de plus – une mesure dont les IA-IPR ne bénéficieront pas !

Le Groupe National des Personnels d’Inspection (GNPI) est conforté par le Ministre comme une instance de dialogue direct et constructif, un espace essentiel qui replace le pilotage didactique et pédagogique au cœur des préoccupations stratégiques du ministère. Pour le Ministre, il doit offrir une enceinte privilégiée d’échanges ouverts sur les questions métiers et les enjeux éducatifs actuels, permettant de partager l’expertise des inspecteurs, leurs analyses des politiques pédagogiques et leurs constats de terrain.

1. « Collège en progrès » : point d’étape, recadrage ministériel et moyens de régulation.

Suite à notre intervention, le Ministre confirme que sa politique doit être pilotée et portée par une équipe ressource académique  – et non par des équipes localisées au niveau des établissements, et encore moins par des « référents d’EPLE ».

Le Ministre réaffirme aussi que l’action doit uniquement se concentrer sur les établissements déjà identifiés, – pour garantir son efficacité – et non sur des deuxièmes voire troisièmes cercles de collèges.

Le SNIA-IPR a rappelé qu’une fois la phase de diagnostic passée, il faudra doter le collège des IA-IPR de moyens d’accompagnement permettant de poursuivre, avec réactivité et une forte capacité d’ajustement, un travail de fond sur les priorités dégagées avec chacun des établissements. Les arbitrages sont désormais urgents !

2. Frais de déplacement : le réglementaire va (enfin !) s’appliquer.

Après que le Ministre et la Direction de l’encadrement ont validé les analyses du SNIA-IPR, le Ministre annonce adresser une circulaire aux recteurs : elle portera sur la conformité réglementaire des remboursements de frais (remboursement forfaitaire des repas sans justificatif, avances de frais à hauteur de 75 %) et sur la réduction des délais de traitement et de versement.

Le Ministre annonce également que, si nécessaire, des textes seront améliorés (prise en compte du trajet réel, frais de parking et de péage, point de départ de la mission – dont nous avons à nouveau rappelé le caractère réglementaire, en lien avec l’OM permanent édité en début d’année civile). Il souhaite, en outre, que s’engage une réflexion sur une saisie des frais dans l’outil unique DT-Chorus, quel que soit le service ordonnateur de la mission, et dès lors qu’il s’agit de nos missions ordinaires.

Le SNIA-IPR va continuer de porter auprès du ministère ces sujets et tous ceux qui permettent l’amélioration des conditions d’exercice du métier d’IA-IPR.

3. Bilan du concours IA-IPR 2026 : le Ministre reconnaît (enfin !) la situation catastrophique et son unique origine – l’absence d’attractivité indiciaire du corps des IA-IPR.

Le Ministre et le Directeur de l’encadrement valident les analyses du SNIA-IPR, et la seule solution viable : celle d’une revalorisation urgente du corps. Mais on nous indique attendre une opportunité technique pour s’y engager…

Le SNIA-IPR, conforté dans ses analyses, va à présent œuvrer à convaincre le Ministre qu’il s’agit essentiellement d’une question d’opportunité plutôt politique, dont il est temps – au vu de l’urgence – de faire une priorité absolue.

4. Revalorisation indiciaire : le Ministre oublie (encore) les IA-IPR en annonçant vouloir présenter, au Guichet unique de la Fonction publique, la linéarisation de l’actuel échelon spécial B-BIS des IEN.

Si les corps d’inspection doivent progresser, le corps des IA-IPR est quant à lui à l’arrêt indiciaire depuis 2016 et n’a été concerné que par une seule amélioration de carrière depuis, alors que, dans le même temps, le corps des IEN a bénéficié de deux progressions indiciaires et d’une amélioration de carrière, garantissant l’attractivité du corps (comme en atteste la forte pression sur le concours IEN).

Cette décision, qui marginalise encore et injustement le corps des IA-IPR, est d’autant plus illogique que le Ministre reconnaît aujourd’hui la gravité tout à fait singulière et complètement inédite de la situation d’absence d’attractivité du corps des IA-IPR, et ses conséquences sur le terrain avec 60 postes environ qui seront à nouveau vacants en septembre.

Les IA-IPR n’ont pas oublié qu’en 2016, la Ministre d’alors avait gratifié les IEN d’une revalorisation indemnitaire « pour leur engagement dans la réforme du collège » [sic].

Le SNIA-IPR a demandé au Ministre de ne plus confondre les acteurs et, soutenu par le SIEN-UNSA qui syndique les IEN, de ne pas oublier la juste et nécessaire revalorisation des IA-IPR, qu’il sollicite fortement sur les nombreuses nouveautés du collège et du lycée – sauf à prendre le risque d’un désengagement silencieux qui serait préjudiciable au système éducatif.

Si vous pensez que le corps des IA-IPR mérite d’être revalorisé, renseignez votre nom, prénom (ou juste les initiales) et académie dans ce formulaire en ligne :

https://forms.gle/enpXgXdY4ufYWFB46

(les informations transmises ne seront ni diffusées ni utilisées, en dehors d’une opération de décompte sans doublons, et seront aussitôt supprimées conformément à la RGPD).
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