Une étude statistique du SNIA-IPR, fondée sur un échantillon suffisamment représentatif, montre qu’un IA-IPR atteint en moyenne les 1607 heures forfaitaires de travail annuel dès le 2 mars de l’année scolaire.
A partir de cette date, un IA-IPR travaille donc gratuitement – pour une valeur de travail équivalente à 26604€ de rémunération non perçue. Rapportée à l’ensemble du corps, cette valeur du travail gratuit représente plus de 80 millions d’euros offerts à l’état.
Pour revenir à un temps de travail conforme à la réglementation, chaque IA-IPR devrait travailler en moyenne 2h30 de moins par jour et ne travailler aucun week-end. Chacun pourrait ainsi utiliser ce temps de vie personnel, pour l’instant offert ou volé selon ce que chacun en pensera, à des activités privées épanouissantes, culturelles, sportives, artistiques, amicales, familiales, associatives…
L’ampleur du travail gratuit des IA-IPR est détaillée dans la note « Temps de travail des IA-IPR ».
Au contraire d’une réduction de la charge de travail, notre réunion récente au ministère nous confirme que notre tutelle n’envisagerait comme seul horizon pour les IA-IPR que d’être fusionnés avec les IEN ET-EG.
Ce projet, qui nous avait déjà été annoncé lors de notre audition en décembre 2025 par la Mission IGESR portant sur « Les missions des inspecteurs du second degré », n’attend plus que d’être publié dans les conclusions prochaines de leur rapport.
Si pour le ministère la boucle serait ainsi bouclée, il est évident que ce projet ne serait pas une solution adaptée aux réalités de nos missions et il éloignerait encore davantage les IA-IPR de leur identité métier et des expertises qui y sont nécessairement attachées.
[D’autres motifs d’inquiétude ont également été annoncés par l’IGESR : la création d’un Service académique de l’inspection, avec à sa tête un chef de service supérieur hiérarchique des IA-IPR, ainsi que le recrutement d’inspecteurs parmi les professeurs de l’enseignement privé (pourtant non fonctionnaires).]Pour reconnaître cet engagement pour le moins exceptionnel des IA-IPR,
le SNIA-IPR a fait valoir à nouveau la nécessité d’une revalorisation indiciaire urgente, dans un contexte d’une aggravation de leur déclassement indiciaire.Cette revalorisation a un coût annuel estimé à moins de 1 % des 80 millions d’euros de travail gratuit fourni chaque année par les IA-IPR.
Cette demande avait été considérée par le Ministre lui-même comme logique, légitime et peu coûteuse. Elle l’est d’autant plus au regard des 57,3 millions d’euros annuels de revalorisation attribuée aux personnels de direction depuis 2024.
Les IA-IPR ne demandent pas à se désengager de leurs missions.
Ils demandent que leur investissement réel soit enfin reconnu à la valeur de leur charge de travail, plutôt que de subir des transformations structurelles inopérantes et fort coûteuses.
Pour soutenir nos actions, adhérer ici au SNIA-IPR.



