Des travaux de la Recherche, repris dans deux notes récentes du Conseil d’Analyse Économique(1), permettent d’établir que l’expertise des IA-IPR contribue grandement à l’amélioration du système éducatif.
Il est ainsi scientifiquement établi par la Recherche que les leviers les plus efficaces et les moins coûteux d’amélioration des résultats des élèves sont, par ordre d’importance :

1. l’inspection pédagogique régulière : au cœur des classes, celle-ci garantit la qualité de l’enseignement et l’exigence des savoirs enseignés sur lesquels se basent les mesures de performance du système éducatif ;
2. la formation continue intensive : en lien direct avec la transmission des savoirs disciplinaires enseignés, elle vise à agir au plus près de la pratique des enseignants telle qu’elle est observée en situation dans les classes ;
3. l’accompagnement pédagogique ajusté au contexte, pour lequel les moyens font pourtant cruellement défaut en comparaison du premier degré.

Ainsi, les deux premiers leviers (la formation continue et l’accompagnement pédagogique adaptés aux besoins) sont identifiés comme 13 fois plus efficaces, pour un coût total inférieur de plus de 25%(2).

Quant aux inspections pédagogiques, la recherche leur attribue un excellent indice d’efficacité de la dépense publique – traduisant la capacité de cette dernière à s’autofinancer.
Vous trouverez notamment ci-dessous ce résultat dans le graphique présentant l’analyse, par le CAE, de l’efficacité des politiques éducatives au regard de leurs coûts respectifs.


Le SNIA-IPR continuera de défendre ce que la Recherche a dûment identifié comme des facteurs déterminants, et peu coûteux, de progrès de l’École.

(1) Note n°93 – septembre 2026 : École : un plan d’action pour rattraper le retard français
Note n°84 – mai 2025 : Éducation: comment mieux orienter la dépense publique

Dans la note n°84, page 10, on peut ainsi lire :
Recommandation 6 : Réformer la formation continue des enseignants en privilégiant des formats intensifs, ciblés et ancrés dans la pratique, accompagnés d’évaluations rigoureuses pour en mesurer l’impact à long terme.
Recommandation 7 : Renforcer le rôle de l’évaluation formative des enseignants en augmentant la fréquence des inspections pédagogiques et en les articulant plus étroitement avec la formation continue.

Dans la note n°93, page 6, on peut ainsi lire :
La formation continue et l’accompagnement des enseignants constituent le deuxième levier fondamental. Des formations intensives de qualité peuvent améliorer les résultats des élèves d’environ + 0,12 ET. Kraft, Blazar et Hogan montrent que les effets peuvent être encore plus importants lorsque les formations sont couplées à un accompagnement individuel des enseignants en classe. Pour ce type de formation, leur méta-analyse trouve un effet d’environ +0,2 ET sur les résultats des élèves. Visscher et al. (méta-analyse de 128 études) confirment les conditions nécessaires pour obtenir des effets : ancrage dans la classe, accompagnement individualisé, durée suffisante et focale sur des compétences pédagogiques précises.

Sur la formation continue et l’accompagnement individuel des enseignants, la France se distingue par un faible volume d’heures de formation continue : 3,5 jours effectifs par an contre 8 en moyenne dans l’OCDE au collège 26, et jusqu’à cinq fois moins que dans les systèmes les plus performants — Singapour offre une centaine d’heures annuelles contre 18 heures obligatoires au primaire en France 27. En outre, ces heures de formation restent trop théoriques, peu ancrées dans la réalité du terrain et sont rarement focalisées sur des compétences pédagogiques spécifiques en mathématiques et en lecture

Recommandation 7 : Faire du développement professionnel intensif un élément normal du métier enseignant, en portant progressivement la formation continue à 80 heures annuelles et en la complétant par un accompagnement de terrain assuré par les conseillers pédagogiques et les pairs. Mettre l’accent sur l’accès des enseignants débutants à un mentorat structuré

(2) Selon l’étude menée en septembre 2026 par le Conseil d’Analyse Économique, l’effet total des deux derniers leviers conduit, selon la Recherche, à une hausse du niveau en classe de tri de +0,39 d’écart-type, pour un coût total de 1,4 Milliard € ; la réduction de la taille des classes, elle, crée un écart-type de 0,03 pour un coût supérieur de 1,9 Milliard €.

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