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Le SNIA-IPR UNSA s’exprime

1902, 2024

Crise à Mayotte : une situation honteuse

Crise de la vie chère ayant paralysé l’île pendant 40 jours en 2011, mouvement social contre l’insécurité en 2018, insécurité qui n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis… crise migratoire, crise sismique, crise sanitaire liée au Covid 19 et aujourd’hui crise de l’eau, difficile de voir le bout du tunnel !

Revendiquée par l’Union des Comores, Mayotte est le département d’outre-mer le plus pauvre de France (84% de la population vit sous le seuil de pauvreté contre 7% dans l’hexagone). Sa petite superficie de 376 km2 accueille aujourd’hui 350 000 habitants d’après les chiffres de l’INSEE (plutôt 450 000 en réalité), avec une estimation de 730 000 habitants à l’horizon 2050. En plus des problèmes de sécurité, que l’opération Wuambushu n’a en rien réglés, l’île traverse la pire sécheresse depuis plus de 25 ans et doit faire face à la pénurie d’eau alors que son approvisionnement dépend largement des eaux pluviales. Les déficits pluviométriques sont aggravés par l’inaction des collectivités locales dans un territoire, qui, sous pression de l’immigration clandestine venue des Comores voisines, connaît une croissance démographique de 4% par an.

Compte tenu de la gravité et de la durée de la crise hydrique, le gouvernement a décidé de renforcer de manière temporaire et encadrée sous l’autorité du préfet de Mayotte, l’organisation de la direction des moyens de l’État. Concrètement, ces dispositions permettent au préfet de Mayotte, autorisé par le préfet de la zone de défense et de sécurité du Sud de l’océan Indien, d’exercer une autorité fonctionnelle sur l’ensemble des services de l’État pour les seules mesures liées à la gestion de la crise hydrique. Cela concerne notamment le Rectorat, l’ARS ou l’OFB et Météo France. L’objectif est d’inscrire l’action des services déconcentrés et des établissements publics de l’État dans un cadre cohérent et sous une direction unique.

Faute d’infrastructure et de gestion prévisionnelle, l’accès à l’eau est rationné ! Parallèlement aux « tours d’eau » en place, qui ne cessent de se durcir (deux fois 12 heures/semaine depuis mi-octobre de la veille 16h00 au lendemain 10h00 avec des coupures de 54 heures), le gouvernement a instauré plusieurs mesures d’urgence :

  • installation de rampes d’eau et déploiement de citernes d’eau potable
  • livraison d’eau potable pour les plus fragiles, en sachant que l’eau en bouteille est vendue quatre fois plus cher que dans l’hexagone quand elle n’est pas détournée…
  • prise en charge des factures d’eau
  • réalisation de forages
  • travaux conduits dans l’usine de dessalement
  • potabilisation de l’eau de rivière, distribuée en « sachets »

Gérés par le rectorat, les 33 établissements du 2nd degré sont sur le « chemin de l’eau » et ont donc un accès prioritaire à l’eau. Sur les 184 écoles que compte l’académie, 53 écoles sont raccordées au réseau d’eau prioritaire, comme les établissements du 2nd degré. Dans les autres, des citernes sont installées qui sont ou non raccordées… Les avis de non-conformité régulièrement diffusés par l’ARS obligent à une évacuation des établissements et écoles concernés, l’eau étant impropre à la consommation.

La situation reste extrêmement tendue et l’île pourrait s’embraser. Compte tenu de l’état de la ressource en eau à Mayotte et d’un retour à la normale qui n’est pas attendu avant plusieurs mois, il s’agit de faire face aux risques tant sanitaires (épidémies) qu’en matière d’accès aux biens de première nécessité (approvisionnement en potable) ou qu’en termes d’ordre public, la crise de l’eau ne faisant qu’accentuer l’insécurité.

Plus de 100 000 élèves sont accueillis dans les écoles, collèges et lycées. Bon nombre d’entre eux n’ont accès à l’eau à la maison.  Maintenir les établissements scolaires ouverts constitue un enjeu majeur mais l’épuisement des personnels, qui doivent gérer les réserves d’eau au quotidien dans un climat particulièrement anxiogène, constitue une source de tension qui vient s’ajouter à toutes les autres…

Dans le 101ème département, où il est chaque année plus difficile de pourvoir les postes, l’année scolaire 2023-24 est particulièrement compliquée.

 

1801, 2024

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L’article dans le Monde du 18 janvier constate que le poids grandissant du contrôle continu dans le destin des élèves entraîne plus de contestations et accentue le consumérisme parental.

Pour le SNIA-IPR UNSA, interrogé, une évaluation de type diagnostique doit aussi exister, en dehors du champ certificatif. Les testes soumis aux élèves ne sont qu’en partie destinés à déterminer définitivement si le niveau requis est atteint. Lire la note complète

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« Choc des savoirs » La pédagogie au cœur de notre métier

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