Au cours des débats de l’Assemblée Nationale sur le Projet de loi de finances (PLF 2027), les députés Violette Spillebout et Paul Vannier ont chacun présenté en commission un amendement visant à « renforcer et revaloriser les corps d’inspection de l’Éducation nationale » (voir extraits ci-dessous et en pièce jointe).

Lors des auditions de l’enquête parlementaire sur le contrôle par l’État et la prévention des violences dans les établissements scolaires, le SNIA-IPR avait en effet pu sensibiliser les députés au sujet de certaines difficultés trop méconnues du métier d’IA-IPR – la non-priorisation de nos missions, notamment.

Ainsi, grâce à notre action, le poids de la charge de travail des IA-IPR est prise en compte par les parlementaires : le SNIA-IPR s’en félicite.

L’adoption de cet amendement en commission illustre d’ailleurs la pleine légitimité de nos revendications, lesquelles se donnent pour but de renforcer notre action et, par voie de conséquence, celle de l’État.

Au regard de l’actualité, la suite du processus parlementaire ne garantit malheureusement pas encore son adoption au budget 2027, mais le SNIA-IPR continuera avec ténacité à faire œuvre de pédagogie pour mettre en valeur la place des IA-IPR dans le système éducatif, afin d’améliorer l’action et l’efficacité du service public.

Extraits de l’amendement présenté par Mme Spillebout, M. Marion, M. Fait, M. Frébault, Mme Melchior, Mme Parmentier-Lecocq et Mme Miller :

Par cet amendement, nous proposons de renforcer et de revaloriser les corps d’inspection de l’Éducation nationale […] afin de garantir l’effectivité du contrôle de l’État sur les établissements scolaires publics et privés sous contrat et d’assurer, ce faisant, la protection effective des élèves face aux violences commises par des adultes.

Le présent amendement propose donc une dotation de 35 millions d’euros afin de financer ce renforcement des effectifs, complété par une enveloppe destinée à la revalorisation indemnitaire, à la formation initiale et continue des inspecteurs ainsi qu’au renforcement logistique et territorial des missions d’inspection, notamment les frais de mission, les équipements et les moyens de pilotage. Cette nécessité est d’autant plus forte que les corps d’inspection traversent une crise structurelle. Le recrutement demeure difficile : jusqu’à 40 % des postes sont restés vacants au concours 2023 et les démissions de lauréats ont doublé entre 2023 et 2024. Dans plusieurs académies, un inspecteur suit désormais plus de 500 enseignants, rendant particulièrement difficile l’exercice d’un contrôle approfondi. La perte d’attractivité du métier et une revalorisation encore insuffisante fragilisent ainsi la mission première de l’inspection : garantir la qualité du service public d’éducation et le respect des obligations qui s’imposent aux établissements. Les corps d’inspection jouent pourtant un rôle essentiel. Ils sont les garants de l’application des programmes et des obligations légales, participent au suivi des personnels et des pratiques pédagogiques et constituent des acteurs majeurs de la prévention, de la détection et du traitement des dysfonctionnements et des violences en milieu scolaire.
Cet investissement structurel de 35 millions d’euros permettrait ainsi de donner à l’État les moyens d’assurer progressivement un contrôle exhaustif des établissements privés sous contrat, tout en renforçant les capacités générales d’inspection et de supervision de l’Éducation nationale. […] Cette mesure traduit la recommandation n° 11 du rapport parlementaire sur les modalités du contrôle par l’État et la prévention des violences dans les établissements scolaires, qui préconise explicitement de revaloriser les corps d’inspection et d’en faciliter l’accès, tout en soulignant leur rôle central dans la prévention et la détection des violences. Elle s’appuie également sur les travaux de la Direction des affaires financières (DAF), qui a évalué les moyens nécessaires au renforcement du contrôle des établissements privés sous contrat. […] La circulaire du 29 août 2023 a par ailleurs recentré les missions des personnels d’inspection sur l’accompagnement et la professionnalisation des enseignants, tout en maintenant des responsabilités importantes en matière de pilotage pédagogique, d’évaluation, de contrôle et de mise en oeuvre des politiques éducatives. Cette multiplicité des missions rend d’autant plus nécessaire un renforcement des effectifs afin que l’augmentation des besoins de contrôle, notamment dans les établissements privés sous contrat, ne se fasse pas au détriment des autres missions essentielles des inspecteurs ».
Le présent amendement propose donc une dotation de 35 millions d’euros afin de financer ce renforcement des effectifs, complété par une enveloppe destinée à la revalorisation indemnitaire, à la formation initiale et continue des inspecteurs ainsi qu’au renforcement logistique et territorial des missions d’inspection, notamment les frais de mission, les équipements et les moyens de pilotage. Cette nécessité est d’autant plus forte que les corps d’inspection traversent une crise structurelle. Le recrutement demeure difficile : jusqu’à 40 % des postes sont restés vacants au concours 2023 et les démissions de lauréats ont doublé entre 2023 et 2024. Dans plusieurs académies, un inspecteur suit désormais plus de 500 enseignants, rendant particulièrement difficile l’exercice d’un contrôle approfondi. La perte d’attractivité du métier et une revalorisation encore insuffisante fragilisent ainsi la mission première de l’inspection : garantir la qualité du service public d’éducation et le respect des obligations qui s’imposent aux établissements. Les corps d’inspection jouent pourtant un rôle essentiel. Ils sont les garants de l’application des programmes et des obligations légales, participent au suivi des personnels et des pratiques pédagogiques et constituent des acteurs majeurs de la prévention, de la détection et du traitement des dysfonctionnements et des violences en milieu scolaire.

Extraits de l’amendement présenté par le député Vannier pour la mission Enseignement scolaire :

« Par cet amendement, nous proposons un plan de recrutement de 240 inspecteurs et 13 personnels administratifs supplémentaires, ainsi qu’une revalorisation des corps d’inspection de l’Éducation nationale, afin de renforcer le contrôle de l’État sur les établissements scolaires publics et privés sous contrat et de protéger les élèves contre les violences commises par des adultes. »
« Nous avions déjà proposé ce plan de recrutement et de revalorisation lors de l’examen du PLF 2026, à travers un amendement doté de 35 millions d’euros, adopté en commission. Nous renouvelons cette proposition en actualisant son montant de 2,1 % pour tenir compte de l’inflation prévue en 2026, soit une enveloppe de 35 735 000 euros. Celle-ci doit permettre de financer les recrutements, la revalorisation indemnitaire des inspecteurs, leur formation et le renforcement des moyens matériels nécessaires à leurs missions ».

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